ALTEN doped with brokers

ALTEN doped with brokers

(AOF) – Alten (+4,95% à 91,10 euros) figure depuis l’ouverture parmi les principales progressions de l’indice SBF 120, galvanisé par plusieurs relèvement de conseil de brokers, et en particulier celui d’Exane BNP Paribas. Le très influent bureau d’études a rehaussé son opinion de Sous-performance à Neutre et rehaussé son objectif de cours de 70 euros à 80 euros. Aucune précision supplémentaire n’est pour l’heure disponible. Invest Securities est pour sa par passé de Neutre à Achat avec un objectif de cours relevé de 96 euros à 110 euros.

 » Les perspectives du groupe nous apparaissent sous un jour de plus en plus favorable « , explique le broker. Selon lui, Alten devrait parvenir à régler son problème d’intercontrat additionnel lié à la crise d’ici l’été sans que cela pèse sur ses coûts exceptionnels, la reprise dans l’automobile devient plus visible et la marge devrait se redresser en 2021.

Ce plus grand optimisme vis-à-vis du groupe d’ingénierie et de conseil en technologies intervient deux jours après l’annonce de résultats 2020 en net repli du fait de la baisse de l’activité provoquée par le Covid. Le résultat opérationnel d’activité a ainsi chuté de 45,4% à 142,4 millions d’euros, faisant ressortir une marge de 6,1% contre 9,9% en 2019.

 » Le recours aux dispositifs de chômage partiel, la maîtrise des coûts (SG&A, quasi gel des recrutements, réduction des effectifs…) ont permis de limiter le recul de la marge opérationnelle et ce malgré les coûts additionnels engendrés par la pandémie  » a précisé la société.

Déjà publiée, l’activité d’Alten a reculé de 11,1% à 2,33 milliards d’euros en 2020, dont -20% en France et ‐4,4% à l’International. A périmètre et change constants, l’activité décroit de 12,9% : ‐19,5% en France et ‐7,9% hors de France.

La trésorerie nette s’établit à 195,6 millions d’euros à fin décembre 2020, en nette amélioration par rapport aux 74,9 millions d’euros de fin 2019.

 » De l’évolution de la situation sanitaire dépendra le calendrier de la reprise et le retour de la croissance organique, normalement au second semestre 2021 « , a déclaré le groupe en termes de perspectives.

Pour accélérer son développement et se renforcer dans les secteurs et activités stratégiques, Alten poursuivra sa stratégie de croissance externe ciblée.

– Leader européen du conseil en technologies créé en 1988, intervenant dans l’ingenierie et R&D externalisées et les systèmes d’information et réseaux internes ;

– Chiffre d’affaires de 2,3 Mds€ réparti entre la France pour 39 % et l’international, bien diversifié entre l’Amérique du nord, l’Allemagne, la Scandinavie ou l’Ibérie…;

– Portefeuille de clients équilibré entre la mobilité pour 17 %, l’aéronautique et spatial pour 12 %, l’énergie pour 12 %, la distribution et le secteur public pour 12 %, les sciences de la vie pour 9 %, la finance et l’assurance pour 9 %, les télécoms pour 7 % et les média pour 7 % ;

– présence sous la marque Alten dans les prestations à forte marge (consulting, R&D, work packages…), le reste du cycle de services (formation, support client…) étant assuré par des filiales spécialisées,

– répartition de l’offre entre « core business » (études en amont et conception) et « solutions » (conseil, expertise et support) ;

– croissance réalisée à près de 80 % en interne et fondée sur le capital humain – 85 % des salariés étant ingénieurs ou consultants et Alten étant le 1er recruteur d’ingénieurs en France,

– croissance externe exclusivement à l’international ;

– Capital ouvert, le fondateur Simon Azoulay, président directeur général du conseil d’administration de 9 membres, étant minoritaire avec 14,92 % des actions ;

– Situation financière très saine, avec des capitaux propres à 58 % du bilan et une trésorerie élevée de plus de 220 M€ .

– Attente d’une nouvelle ambition après le plan stratégique 2019-2021 :

– dépasser la taille critique de 4 000 ingénieurs en Allemagne, Inde et Amérique du Nord, et de plus de 2 000 ingénieurs dans les 10 autres pays,

– développer les « Delivery Centersear‐Shore et Off‐Shore » sur 4 pays ;

– Innovation fondée sur la création de valeur ajoutée chez le client par « work package » ou contribution directe à sa R&D, sur la mise en réseau des laboratoires partenaires et sur l’extension des savoir-faire en gestion de projets complexes « CMMI » (position de leader mondial) ;

– Stratégie environnementale saluée par les agences de rating et résumée en 3 points -être un groupe accélérateur de carrière, stimulateur d’innovation et responsable :

– baisse des déplacements des salariés (80 % des émissions de CO2 du groupe) et efficacité énergétique des bâtiments,

– archivage des données, déploiement du « green code » contre l’obésité des logiciels,

– 4 % de la R&D sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ;

– Activité portée par l’externalisation des dépenses de R&D, attendue à 240 Mds€ en 2022, et par les facilitations réglementaires et fiscales aux entreprises de nouvelles technologies ;

– Poursuite de la rotation du portefeuille après 9 acquisitions et 3 cessions en 2020.

– Gestion du capital humain en France marquée par les difficultés à recruter et maintenir les compétences ;

– Indicatifs clés du secteur liés aux salaires (essentiel des charges d’exploitation) : évolution des effectifs, temps de mission des consultants et taux de facturation (supérieur à 90 %) ;

– Spéculations récurrentes sur la cession de la position de 9,2 % dans Ausy ;

– Réduction des différences de marge opérationnelle entre pays, la France l’Espagne et l’Allemagne étant les plus rentables ;

– Spéculations récurrentes sur la cession de la position de 9,2 % dans Ausy ;

– Impact de la pandémie : recul de 11 % du chiffre d’affaires 2020 ;

– Réaction à la pandémie : focus sur la génération de trésorerie et ciblage de la croissance externe sur les secteurs industriels hors automobile et aéronautique ;

– Anticipations 2021 : poursuite d’une croissance externe ciblée et retour à la croissance organique suspendue à l’évolution sanitaire, surtout pour l’automobile et l’aéronautique.

Selon les prévisions du Syndicat professionnel des acteurs du numérique (Syntec Numérique), le recul de l’activité devrait atteindre 4,6% pour l’ensemble de l’année 2020. Néanmoins la fin d’année a été plus clémente pour les professionnels. La situation s’est légèrement améliorée depuis septembre, au niveau des appels d’offres et du carnet de commandes.

Les acteurs du conseil en technologies auront particulièrement souffert en 2020, en enregistrant une chute de 12,3% de leur activité. Ils sont, en effet, très présents dans deux secteurs particulièrement impactés par la crise sanitaire, l’aéronautique civile et l’automobile. C’est dans le conseil en technologies que le risque de suppressions d’emplois est le plus important. Syntec Numérique évalue à 10.000 les postes en danger sur ce créneau.

Très prudents, les professionnels s’attendent à un rebond de 1% pour le secteur en 2021.

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