Corée du Sud : la majorité des plateformes d’échange de cryptomonnaies devrait bientôt fermer

Corée du Sud : la majorité des plateformes d'échange de cryptomonnaies devrait bientôt fermer

La nouvelle régulation des plateformes en Corée du Sud oblige une majorité à fermer ses portes

La nouvelle régulation des plateformes en Corée du Sud oblige une majorité à fermer ses portes

En juillet dernier, l’information avait refroidi le secteur des cryptomonnaies en Corée du Sud, autrefois considéré comme un pays très ouvert sur le sujet. Cette disposition du gouvernement prévoit en effet que l’ensemble des plateformes permettant l’achat et la vente d’actifs numériques soit référencé auprès de la Commission locale des services financiers (FSC).

Bien que le communiqué de la FSC ne semble viser que les plateformes étrangères, ce sont bien tous les exchanges, locaux comme internationaux, qui devront obtenir une licence afin de continuer à proposer les services aux Sud-Coréens. La date butoir est fixée au 24 septembre prochain.

Les acteurs de la sphère des cryptomonnaies sont critiques envers cette nouvelle règlementation, notamment en ce qu’elle oblige à détenir un compte bancaire en Corée du Sud. Or, les banques locales sont un peu comme les banques françaises, à savoir plutôt frileuses sur le sujet.

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Une règlementation qui inquiète le secteur des cryptomonnaies en Corée du Sud

Une règlementation qui inquiète le secteur des cryptomonnaies en Corée du Sud

Les acteurs du secteur et les représentants des petites plateformes d’échange ont contesté la nouvelle régulation qui leur est imposée. Selon certaines informations, sur les 60 plateformes qui exercent leur activité en Corée du Sud, 40 pourraient quitter le pays ou tout simplement mettre la clé sous la porte.

Comme indiqué plus haut, la contestation se concentre notamment sur l’obligation d’avoir un compte bancaire ouvert en Corée du Sud. En outre, ce compte bancaire doit être un compte ouvert en son nom personnel et pas du nom de la société opératrice.

Selon la FSC, cette mesure aurait été demandée par les investisseurs afin que leurs fonds soient mieux protégés. Il faut dire que la liste des plateformes piratées en Corée du Sud est plutôt importante. On pense notamment à Upbit en mai 2020 et Bithumb par deux fois en 2018 et 2019.

En outre, si les banques sud-coréennes refusent par principe de naviguer autour des crypto-actifs, elles font néanmoins exception auprès des quatre plus grandes plateformes d’échange du pays : Upbit, Bithumb, Korbit and Coinone. Malgré la présence de deux exchanges ayant fait l’objet de piratages, ce quatuor concentre plus de 90 % du volume de transactions en Corée du Sud.

La FSC serait ipso facto en train de créer, non pas un monopole, mais du moins une véritable concentration de l’achat et de la vente d’actifs numériques entre les mains de quelques-uns. Les grandes plateformes seront aussi exclues de cette concentration et Binance a déjà suspendu les paires avec le won sud-coréen.

La Corée du Sud continue de fermer les portes aux cryptomonnaies

La Corée du Sud continue de fermer les portes aux cryptomonnaies

Autrefois très ouverte sur les cryptomonnaies, la Corée du Sud est en train de prendre le virage de la régulation stricte. Depuis mars 2021, l’échange d’actifs numériques anonymes comme Monero (XMR) est interdit et la nouvelle mesure semble clairement viser à inciter les investisseurs à se tourner vers d’autres types d’actifs.

Les cryptomonnaies sont très populaires en Corée du Sud et touchent notamment la jeunesse, minée par un marché du travail fermé et une croissante exponentielle des prix de l’immobilier.

Or, ces personnes peuvent parfois emprunter de l’argent afin de pouvoir investir à travers les produits dérivés comme les effets de levier et le trading sur marge. Ceci a pu causer de lourdes pertes à certains investisseurs et le régulateur a souhaité réagir.

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A propos de l’auteur : Benjamin Allouch

Anciennement juriste spécialisé en droit des données personnelles et du numérique, je me suis très vite intéressé au Bitcoin, à la technologie blockchain et à leurs implications juridiques. Je suis aujourd’hui consultant indépendant et rédacteur dans le domaine des cryptomonnaies et de la blockchain.Tous les articles de Benjamin Allouch.

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