Cryptomonnaie : après quelques hésitations, Facebook est prêt à se lancer

Cryptomonnaie : après quelques hésitations, Facebook est prêt à se lancer

C’est l’aboutissement d’un long voyage pour Facebook. Mercredi 18 août, David Marcus, dans un post Medium, PDG de Facebook Financial, branche du groupe qui développe les paiements en ligne, a annoncé que son portefeuille numérique Novi, « prêt à entrer sur le marché », sans pour vous pensé à aussi fixer un échéancier.

→ Descriptif. Monnaie numérique : Facebook libra abaisse ses idéaux

Novi se présente comme une alternative « rapide et abordable » au système de paiement actuel, décrit par David Marcus comme « cher » et « lent ». Ce serait la solution pour « 1,7 milliard de personnes qui ne sont pas enregistrées dans les banques », dont « 62 millions d’Américains ».

Le Diem, une crypto-monnaie stable

Le Diem, une crypto-monnaie stable

Concrètement, les utilisateurs de Novi, qui n’ont pas forcément besoin d’avoir un compte Facebook, pourront effectuer des transactions instantanément et dans le monde entier en convertissant la devise locale en « diem ». Cette nouvelle crypto-monnaie est un « stablecoin », c’est-à-dire une monnaie numérique stable, dont le prix est indexé en dollars.

Annoncé avec une grande notoriété en juin, le projet devait voir le jour au premier trimestre 2020. À l’époque, le portefeuille s’appelait « Calibra » tandis que « stablecoin » s’appelait « libra ». L’association à but non lucratif qui a mené le projet était alors basée en Suisse et non aux États-Unis comme c’est le cas aujourd’hui.

Cette première version présente un objectif plus ambitieux. Les prix de la Balance devraient être indexés non pas sur une, mais sur un portefeuille de cinq devises, dont le dollar. Les banques centrales et les régulateurs, notamment européens, achèvent aussitôt de tenter de ralentir Facebook, craignant que cette monnaie numérique ne s’oblige rapidement à nuire aux devises des pays les plus fragiles, rendant la situation de ces pays plus difficile. Sésah. .

Un environnement de plus en plus concurrentiel

Un environnement de plus en plus concurrentiel

En effet, il y a un risque que les citoyens qui ont une monnaie instable convertissent massivement leurs avoirs en livres. Cela contribuera à affaiblir davantage les monnaies des pays concernés.

En n’étant soutenu que par le dollar, le diem est moins susceptible d’être une monnaie refuge pour échanger d’autres devises. Les portefeuilles numériques Facebook ressemblent aujourd’hui plus à un nouveau mode de paiement qu’à une monnaie numérique. Le géant de la technologie a dû renoncer à ses ambitions initiales d’obtenir les précieuses licences qui sont désormais vantées dans « presque tous les pays des États-Unis ».

Bientôt l’euro numérique et le e-yuan

Si tous les indicateurs se terminent au vert, Facebook continuera à prospérer dans un environnement de plus en plus concurrentiel. D’une part, parce que les « stablecoins » adossés au dollar sont déjà sur le marché, comme le Tether USD ou le Trust Token USD.

Surtout, ces derniers mois, plusieurs concurrents ont officiellement annoncé des expérimentations de création de monnaie numérique dans un contexte d’explosion des paiements désatérialisés.

→ MACA. Quatre questions sur l’euro numérique, une alternative à la crypto-monnaie

C’est le cas de la Banque centrale européenne qui a annoncé, en juillet dernier, un projet de deux ans pour mettre en place un « euro numérique » ou de la Chine qui expérimente son « e-yuan » depuis mars dernier.

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