How C3N constables investigate fraud and laundering related to cryptomoney laundering

How C3N constables investigate fraud and laundering related to cryptomoney laundering

Accueil / A la Une / Comment les gendarmes du C3N enquêtent sur les fraudes et blanchiments liés aux cryptomonnaies

La cryptomonnaie Bitcoin à le vent en poupe. Aussi chez les cyberdélinquants (Photo d’illustration (Crédit photo: Microsiervos / Flick).

4 février 2021 A la Une, Articles abonnés, Vie des personnels
Bitcoin, C3N, cryptomonnaies, cybercriminalité

Impossible de ne pas avoir entendu parler des cryptomonnaies. Valeur refuge des investisseurs en période de crise, leur notoriété ne cesse de grandir. Le Bitcoin, la plus connue d’entre elles, a notamment atteint des records de valorisation ces derniers mois.  Mais on connaît moins la part sombre de ces monnaies électroniques, émises de pair à pair, qui peuvent également servir de moyen de paiement.

Escroqueries, blanchiment d’argent, financement du terrorisme… Les cybercriminels, organisés en réseaux parfois très structurés, n’ont pas tardé à s’emparer de la monnaie virtuelle pour la détourner à leur profit. D’autant plus que, confinement et télétravail obligent, les cyberattaques ont aujourd’hui atteint leur plus haut niveau historique.

C3N on the bridge to combat cryptocurrency fraud

C3N on the bridge to combat cryptocurrency fraud

Au sein de la Gendarmerie, le Centre de lutte contre la criminalité numérique (C3N) est chargé de lutter contre la fraude liée à cette technologie mais aussi contre les nouvelles techniques mises en place par les hackers et le crime organisé.  Le capitaine Paul-Alexandre Gillot a ainsi témoigné de cette expérience pour CNews.

Escroqueries liées au hacking des logiciels de sécurité, cyberattaques de type rançongiciel, blanchiment de fraude fiscale aggravée, blanchiment lié au trafic de stupéfiants ou à la criminalité organisée… Mais aussi blanchiment de trafic d’armes et dans une moindre mesure financement du terrorisme sont les principales fraudes liées aux cryptomonnaies. Elles peuvent également servir aujourd’hui à l’achat de contenu pédopornographique sur internet.

“On note un développement de l’économie parallèle au système bancaire, affirme par ailleurs le capitaine Gillot. Notamment avec des cartes de crédit rechargeables avec des cryptomonnaies. Et désormais avec la possibilité de payer avec ces devises sur PayPal. Tout ceci contribue à rendre leur accès plus simple. Mais les cybercriminels l’on compris et surfent sur cette vague.”

A system of semi-anonymity that complicates the work of investigation

Système décentralisé et sans intermédiaires, les monnaies électroniques s’appuient sur la blockchain. “Un véritable livre de comptes à ciel ouvert, que chacun peut consulter, partout et à tout moment”, explique le gendarme. Mais seuls les numéros du compte sont visibles, pas l’identité de leurs propriétaires. Lesquels ont la possibilité d’ouvrir un nombre quasi infini de comptes pour héberger leurs différentes cryptomonnaies. Ainsi, “si un virement frauduleux a été fait, à votre insu ou non, vous ne pouvez pas revenir en arrière. Ni réclamer cet argent à quelqu’un, puisque ça a transité de particulier à particulier”.

D’où la difficulté à laquelle sont confrontés les gendarmes. Notamment concernant les rançongiels, « une priorité nationale coordonnée par la section J3 du Parquet de Paris ». Si les hackers transforment le fruit de leur butin en monnaie fiduciaire, placé sur un compte en banque, l’enquête est classique. Mais ils commettent rarement cette erreur.  Le plus souvent, la rançon en cryptomonnaie est déplacée sur différents comptes à travers la planète.  En outre, les cybercriminels utilisent les outils mis à disposition par la blockchain afin d’opacifier davantage leurs opérations. Il s’agit principalement du swapping, l’échange d’une cryptomonnaie en une autre. Et des mixeurs, qui permettent de diviser une transaction sur plusieurs comptes, sans qu’il ne soit plus possible de déterminer qui détenait quoi. “Les criminels sont prêts à payer entre 4 et 12 % sur leurs rançons ou leur argent pour qu’on ne puissent pas remonter jusqu’à eux”, insiste le capitaine Gillot.

Lire aussi: Le C3N fait tomber un vaste réseau de pédopornographie sur internet

Ces techniques rendent le travail des enquêteurs de plus en plus complexe. Pour remonter les filières criminelles, ils privilégient deux méthodes complémentaires. D’abord, retracer l’infrastructure mise en place par les délinquants. Ensuite, traquer le bénéficiaire final. Mais, à l’avenir, le C3N va mettre en place “des techniques spéciales d’enquête” affirme le gendarme qui promet une mobilisation sans faille de la Gendarmerie sur le sujet.

How to contact cybercrime?

How to contact cybercrime?

Gendarmerie nationale : le centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) du Service Central du Renseignement Criminel (SCRC) : cyber@gendarmerie.interieur.gouv.fr.

How to report to the gendarmerie?

Procédure. Vous pouvez vous adresser à un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie. La réception de la plainte ne peut pas vous être refusée. La plainte est ensuite transmise au procureur de la République.

What’s the name of the Net police?

Le système Pharos, tel un gendarme du net, permet de signaler les délits sur Internet selon un arrêté du 16 juin 2009. Explications.

Who to contact in case of hacking?

centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) du Service Central du Renseignement Criminel (SCRC) de la gendarmerie nationale.

What’s cybercrime?

What's cybercrime?

Homme qui commet un crime à l’aide d’outils informatiques, notamment en piratant des données existantes sur Internet afin d’obtenir illégalement de l’argent ou un quelconque profit. Exemple : Le cybercriminel avait réussi a détourné de l’argent de plus de 200 comptes bancaires.

What are the risks of cybercrime?

Par contre, vous pouvez déjà éviter pas mal d’ennuis en vous sensibilisant aux 4 plus grands risques que court votre entreprise en matière de cybercriminalité.

  • Attaque virale par le phishing. …
  • Fuite involontaire de données. …
  • Piratage de sites internet publics. …
  • Piratage via un logiciel non mis à jour.

What are the consequences of cybercrime?

Les cyberattaques ont des impacts importants sur les entreprises : arrêt de la production, perte du chiffre d’affaires, indisponibilité du site internet et du système de gestion… Elles peuvent aussi engendrer des frais de remise en état et remettre en cause la pérennité même de l’entreprise les plus vulnérables.

What are the different forms of cybercrime?

What are the different forms of cybercrime?

Types de cybercriminalité

  • La fraude par email et via Internet.
  • L’usurpation d’identité (lorsque des renseignements personnels sont volés et utilisés).
  • Le vol de coordonnées bancaires ou de données financières.
  • Le vol et la vente de données d’entreprise.

What is this category of website hacker attack called? What is this type of hacker called?

Autre type d’attaque, beaucoup plus intrusive et assumée : le ransomware, aussi appelé « rançongiciels ». Comme son nom l’indique, elle désigne la prise en otage d’un ordinateur ou serveur par un hacker. Ce dernier vous contraint ensuite de payer une somme d’argent pour que vous puissiez récupérer vos données.

What is this category of computer attack called?

Aujourd’hui, nous allons décrire les 10 types de cyberattaques les plus courants : Attaques par déni de service (DoS) et par déni de service distribué (DDoS) Attaque de l’homme au milieu (MitM) Hameçonnage (phishing) et harponnage (spear phishing)

What are the causes of cybercrime?

Les causes qui engendrent la cybercriminalité sont multiples: le défi, l’appât du gain, la facilité, le pouvoir, l’envie de nuire… Les méfaits sont beaucoup plus simples à réaliser derrière un écran d’ordinateur que dans la réalité.

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