Quelles sont les trois générations des cryptomonnaies ?

Quelles sont les trois générations des cryptomonnaies ?

Bitcoin, Ethereum, Solana, ces trois monnaies correspondant à trois générations différentes de cryptomonnaies. Chaque génération tente de corriger les imperfections de la précédente : consommation électrique exponentielle, coûts et délais de transaction excessifs…

Les trois générations de crypto-monnaies sont les suivantes : Bitcoin, smart contracts et blockchains optimisés.

Génération 1 : Bitcoin

Génération 1 : Bitcoin

Pour les crypto-monnaies, tout a commencé avec l’apparition du Bitcoin, tel qu’il a été défini dans un livre blanc écrit par un homme du nom de Satoshi Nakamoto et publié le 31 octobre 2008 sur le forum Cryptography Mailing List.

Parmi les principes énoncés par Nakamoto à propos de Bitcoin figurait l’absence de banque centrale. Celui-ci est remplacé par un mécanisme de confiance appelé blockchain, l’équivalent d’un registre comptable horodaté. Chaque transaction jamais effectuée en Bitcoin est enregistrée pour toujours dans la blockchain. Et il est partagé entre tous les utilisateurs de Bitcoin, ce qui le rend infalsifiable, puisque chacun en a une copie, que ce soit sur son ordinateur personnel ou sur la bourse (place de marché) où sont stockés leurs Bitcoins.

Nakamoto a également prévu un mécanisme de validation de la blockchain (mining) par des utilisateurs spécifiques appelés « mineurs », dont la tâche est de vérifier que chaque transaction est valide, grâce à des calculs basés sur la cryptologie. Une fois qu’un mineur effectue cette opération, il met à jour la blockchain. Il fournit alors ce que l’on appelle une « preuve de travail ».

La blockchain telle que définie par Nakamoto a connu ses premières limites en 2017. L’explosion de la demande pour cette crypto-monnaie s’est traduite par un très fort ralentissement de la gestion des transactions et des coûts de minage très élevés. Une évolution appelée SegWit a été réalisée afin d’augmenter la taille de la blockchain Bitcoin.

Malgré ce développement, la taille de la blockchain Bitcoin n’a cessé de croître. Il mesurait près de 360 ​​Go début octobre 2021 et il faut en moyenne dix minutes pour qu’une transaction soit validée. Le résultat est une consommation électrique énorme – proche de la consommation électrique totale d’un pays comme la Belgique ou le Chili à la fois. Parmi les solutions trouvées figure le Lightning Network qui permet de ne pas valider les transactions une par une mais une série de transactions entre deux utilisateurs.

2e génération : les contrats intelligents

2e génération : les contrats intelligents

Fin 2013, Vitalik Buterin a publié le Livre blanc d’une nouvelle crypto-monnaie appelée Ethereum. Le facteur majeur qu’il a ensuite introduit était celui du smart contract, c’est-à-dire la possibilité de faire une monnaie programmable.

Ethereum a été proposé à la communauté des passionnés de cryptomonnaies en janvier 2014, puis officiellement mis en ligne le 30 juillet 2015. Il a ainsi matérialisé ce qui pourrait être une monnaie associée à un smart contract.

Dans le sillage d’Ethereum, un très grand nombre de tokens (devises) sont apparus, chacun basé sur la blockchain Ethereum, ses spécificités étant définies par un smart contract : Bancor (BNT), Augur (REP), Status (SNT)…

Mieux encore, Ethereum a donné naissance à toute une série d’applications innovantes et regroupées sous le terme DeFi (finance décentralisée) qui, là encore, exploitent la blockchain Ethereum. Des applications telles que Aave (prêt et emprunt), Uniswap (échange décentralisé), Sushiswap (investissement financier) ont ainsi fait leur apparition.

D’une certaine manière, Ethereum est devenu victime de son propre succès. Les transactions sur sa blockchain sont devenues si nombreuses que les frais facturés par les mineurs ont « explosé ». Il est courant de payer plusieurs dizaines d’euros pour le traitement d’une transaction, et parfois ce nombre est passé à une centaine d’euros. De plus, le temps de traitement des transactions dure facilement cinq minutes et peut se compter en heures. Quant à la taille de la blockchain Ethereum, elle était déjà de 991,56 Go à fin septembre 2021.

En clair, ces préoccupations liées à la blockchain Ethereum ont conduit de nombreux passionnés de crypto-monnaie à migrer vers des solutions de 3ème génération, impliquant des blockchains plus agiles. Ethereum a également entrepris sa transformation. Une V2 a commencé à être déployée et elle vise à résoudre les problèmes évoqués ci-dessus.

3ème génération : chaînes de blocs optimisées

3ème génération : chaînes de blocs optimisées

Ainsi, Bitcoin, Ethereum et les devises apparues dans leur sillage ont également connu des problèmes liés à leur croissance. La troisième grande étape est représentée par l’apparition de nouvelles monnaies basées sur un système de validation plus souple. Une des solutions trouvées a été de remplacer « preuve de travail » par « preuve d’enjeu ».

La preuve d’enjeu suppose de déléguer la gestion d’une monnaie à un nombre très limité de délégués élus par la communauté constituée autour de cette monnaie. Par exemple, la devise EOS repose sur 21 participants qui sont responsables de la blockchain. Si le travail de validation n’est pas fait comme il se doit, ces délégués sont désavoués par le réseau et remplacés par d’autres délégués.

La deuxième grande nouveauté de cette 3ème génération est l’apparition de blockchains plus agiles et donc rapides à gérer.

Certaines de ces petites monnaies blockchain incluent :

D’autres devises récentes prennent le parti de rendre la blockchain plus facile à utiliser avec des innovations internes. Ainsi, Iota repose sur un système de validation différent de celui de la blockchain – chaque utilisateur valide deux autres utilisateurs, chacun d’eux en validant deux autres, etc. Polkadot, quant à lui, utilise un système de partitionnement blockchain pour accélérer le traitement.

Dans la même veine, certaines nouvelles blockchains comme Solana et Polygon sont conçues pour pouvoir traiter des transactions à une vitesse de quelques millisecondes, avec des frais de l’ordre du centime d’euro. Le résultat est toute une gamme de nouvelles applications DeFi avec des performances et un coût ultra-faibles.

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